2019 : Un an sur scène à La Havane

Où et quand voir les grandes compagnies de danse à Cuba ? Une fois n’est pas coutume, le programme est annoncé dès janvier. Pratique pour planifier son prochain voyage… tout en tenant compte de la marge d’erreur que comporte l’exercice.

Ballet Nacional de Cuba

Si l’on en croit le CNAE (Consejo Nacional de Artes Escenicas) vous pouvez compter sur le Ballet Nacional tous les vendredi, samedi et dimanche de janvier au Gran Teatro de La Habana. Au programme : Le Lac des Cygnes. Une présence qui se prolongera les 1, 2 et 3 février, 8, 9, 10 puis 15, 16, 17 mars et 26, 27, 28 avril avec d’autres ballets du répertoire.

Depuis 1948, le Ballet Nacional est toujours dirigé par Alicia Alonso. Elle a aujourd’hui 98 ans, mais les danseurs, eux, pètent la forme. L’école cubaine privilégie la technique à l’innovation et ses décors sont à la fois kitsch et poussiéreux, mais la compagnie vaut largement le coup d’œil. De même que le public, fidèle et fervent.

Ici les étoiles sont connues de tous par leur petit nom et les commentaires fusent pendant les performances. Ça vous changera de l’ambiance de l’Opéra de Paris !

Le Gran Teatro de La Habana a été retapé en beauté récemment. C’est l’un des rares théâtres (le seul ?) qui ouvre sa billetterie quelques jours à l’avance et vous propose de choisir votre place sur un plan de salle. Tarifs relativement élevés : 20 à 30 CUC.

Velours rouge et marbre blanc. Le Gran Teatro, construit en 1915, a été réhabilité récemment.
Programme du Gran Teatro de La Habana, affiché à l’entrée en toute simplicité.

Acosta Danza

Auréolée du succès du film Yuli, qui retrace la vie de son directeur Carlos Acosta, la compagnie sera visible les 15, 16 et 17 février dans cette même salle, ainsi que les 12, 13, 14 et 19, 20, 21 avril. On les retrouvera en été (1, 2, 3 puis 30, 31 août et 1er septembre) puis les 3 derniers week-ends d’octobre. Des dates qui coïncident en partie avec celles du Festival Internacional de Teatro.

Une compagnie doublement atypique à Cuba : elle est le fruit d’une initiative privée et revendique les esthétiques classique et moderne. Carlos Acosta vient de nommer l’espagnol Goyo Montero « chorégraphe résident » mais les 16 danseurs et danseuses sont rompu-es à tous les styles. Tip : si vous ratez les représentations, vous pouvez toujours aller les voir répéter dans leur studio ouvert sur la rue !

Danza Contemporánea de Cuba

La compagnie contemporaine sera aussi au Gran Teatro les 22, 23 et 24 février, 1, 2 et 3 mars, 3, 4 et 5 mai, 27, 28 et 29 septembre puis les 3 derniers week-ends d’octobre.

Plus de 20 danseurs en scène, pour une compagnie contemporaine c’est rare. Née en 1959, Danza Contemporanea (DCC pour les intimes) développe un style métissé, avec de nombreux chorégraphes invités et une très belle cohésion de troupe. C’est aussi le creuset dans lequel s’épanouissent les nouveaux talents chorégraphiques de l’Île, qui un jour ou l’autre fondent leur propre compagnie.

Conjunto Folclórico Nacional

Au Teatro Mella, le Conjunto Folklorico Nacional se produira les 3, 4, 5 et 9, 10, 11 mai, puis les deux premiers week-ends de novembre.

Art déco tardif tendance moderniste, le Teatro Mella (ex Rodi cinéma) est l’une des plus belles salles de La Havane.

Fondé au début des années 60 pour préserver la culture traditionnelle (entendez par là : afro-descendante), le Conjunto propose plein d’ateliers dans ses locaux de La Havane, mais pas tant de spectacles que ça. Raison de plus pour ne pas rater l’occasion de découvrir cette troupe de danseurs et percussionnistes, capable de vous initier aux danses Yoruba, Congo, Abakuá, sans oublier la Rumba !

Compañía Lizt Alfonso

Dans la grande sala Avellaneda du Teatro Nacional, la Compañía Lizt Alfonso sera visible les 25, 26 et 27 janvier, 29, 30 et 31 mars, 26, 27 et 28 juillet et enfin les 9, 10 et 11 août.

Si le Conjunto Folklorico creuse du côté des racines africaines, Lizt Alfonso explore les origines hispaniques. Opérant une fusion séduisante entre flamenco et rythmes cubains, sa compagnie jouit d’une grande popularité.

Le Teatro Nacional trône sur la Place de la Revolución, mais n’allez pas croire : il a été construit sous Batista. Les entrées sont en vente dans une petite guérite située sur le côté gauche, sous le studio de répétitions de Danza Contemporanea de Cuba. Tarifs comparables à ceux du Gran Teatro.

Et le théâtre ?

Programme de la salle Adolfo Llauradó, à croiser avec celui de La Papeleta pour plus de sécurité.
El Ciervo Encantado, théâtre international de quartier !

Les théâtres ne désemplissent pas à La Havane, du 1er janvier au 31 décembre. Une saison sans fin qui culmine avec le Festival de Teatro (biennal), qui se tiendra cette année du 18 au 27 octobre.

À cette occasion, vous aurez le choix entre les grandes salles précitées, ou d’autres plus confidentielles et/ou plus arty : Hubert de Blanck, Trianón, sala Adolfo LLauradó, El Sótano, Raquel Revuelta et El Ciervo Encantado. Faites-vous plaisir !

Vous aurez remarqué que les représentations ont toujours lieu les vendredi, samedi et dimanche. En début de semaine vous avez quartier libre pour faire ce que vous voulez de vos soirées !

Merci de noter aussi que toutes ces dates sont données à titre indicatif. Le moment venu, n’oubliez pas de vérifier la programmation sur La Papeleta, puis d’aller re-vérifier sur place le jour même dans l’après-midi. Voilà, billet en main, il ne vous reste plus qu’à vous faire beau-belle pour aller… voir danser.

Mon billet pour Ricardo III, juillet 2018. Eh oui, c’est un bon vieux carnet à souches !

Sources : 2019 : Un Año Para Las Artes Escénicas sur le site CubaEscena

Photo à la Une : Le guichet de billetterie du Gran Teatro de La Habana : système à l’ancienne, basique mais efficace pour découvrir vos compagnies de danse préférées.


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