A comme Autopista

Un enfant à cheval, un jeune homme qui tend ses fromages à bout de bras, un troupeau de zébus, des charrettes et une famille sur un vélo… on trouve tout sur l’autoroute qui dessert une partie des grandes villes. Et surtout beaucoup, beaucoup de cubains qui font du stop, bien obligés.

Enfin non, on n’y trouve ni péages ni panneaux de signalisation, ou si peu. Et une spécialité cubaine : l’échangeur autoroutier à plat. C’est bien pratique pour traverser !

Oui c’est bien un échangeur d’autoroute, mais plat. Comme ça les charrettes à cheval peuvent traverser.

Sa construction a débuté des les années 70 mais s’est arrêtée net au moment du Período especial. Cette Autopista Nacional comprend donc 3 tronçons qui ne sont pas reliés entre eux : l’A4 qui va de La Havane à Pinar del Rio, l’A1 qui va de La Havane à Sancti Spiritus, et une petite partie dans l’Oriente, qui relie Santiago de Cuba à Palma Soriano.

La Carretera Central, elle, traverse l’île d’est en ouest. On peut passer de grandes heures sur ces routes, y être témoin d’une réalité économique éprouvante et y rencontrer l’inattendu à chaque instant.


Photo à la Une : quelque part dans la plaine centrale de Cuba, la célèbre Autopista Nacional.


Suite de l’abécédaire de l’espace public ici :

B comme baños


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Cuba ce n’est pas que la salsa, la playa et les T-shirts de Che Guevara. Serendipia propose un regard neuf sur la société cubaine et la création artistique contemporaine.