P comme Pastel

C’est surtout le dimanche matin qu’on croise ces équilibristes qui ramènent à la maison un splendide pastel pour le déjeuner. Vue de loin la déco évoque une crème au beurre, ce qui serait légèrement inquiétant compte tenu de la température… mais ce n’est qu’une meringue colorée.

La pâtisserie cubaine s’est limitée pendant longtemps à ces génoises gorgées de sirop et nappées de couleur. D’ailleurs, de même que Coppelia n’avait parfois qu’un parfum à offrir, les pâtissiers n’ont parfois qu’une teinte à leur disposition. Une tendance qui s’améliore ces dernières années avec l’apparition de colorants tutti fruti.

Comme il faut beaucoup d’œufs pour réaliser la recette, le simple fait de réunir les ingrédients tient bien souvent de l’épopée.

Santa Clara, primero de mayo pastel 2012
Trinidad, pastel para domingo 2010
La Habana, dama al pastel 2013
La Habana vieja, pastel 2010
La Habana centro, pastel 2010
Santa Clara, dama al pastel 2012
La Habana, pastel y ajo 2012

Au moment de la relative ouverture économique, les pâtisseries inspirées de traditions anglo-saxonne et française ont fleuri dans les grandes villes, car le comble du chic devint alors de déguster un cupcake ou un éclair au chocolat.

Je dévoile sur demande l’adresse de la pâtisserie du Vedado qui fait des tropéziennes dignes de confiance !


Photo à la Une : le pastel de cumpleaños d’Ivan, Sancti Spiritus, été 2018.

Suite de l’abécédaire de l’espace public ici :

2 réflexions sur « P comme Pastel »

  1. Merci mille fois pour ce regard acéré -et assez rare il faut bien le dire- sur Cuba. C’est vrai que le pregon s’est importé dans les villes et de chez moi dans le Vedado, on l’entend souvent. Ces appels suppléent à l’absence de pub et sont d’une créativité linguistique réjouissante et souvent exprimés avec plein de trémolos dans la voix – ben oui, il faut rendre le produit « glamour » comme me dit un Cubain ! Ici, pas d’affiche ni de slogans (autres que « révolutionnaires »), pas de spot TV ni de newsletters, alors les pregoneros déploient tous leurs charmes vocaux !
    Et je voulais dire aussi que maintenant il y a plusieurs pâtisseries de cuentapropistes qui se sont ouvertes depuis peu à La Havane (surtout dans le Vedado mais probablement ailleurs aussi) et qui proposent une plus grande variété de gâteaux (comme quoi, quand on veut…) pas mauvais du tout, même si les meringues bleues et roses transportées souvent sans emballage, y compris par un passager sur le porte-bagage d’un cycliste -art de l’équilibre !!- voire même dans une guagua bondée, sont les seuls accessibles pour la majorité des Cubains !

  2. Merci ! Alors je suis preneuse des adresses des pâtisseries du Vedado ! J’y loge, calle Linea entre M y N, à chacun de mes séjours, mais je n’ai pas encore vu de pâtisserie dans le quartier. Vive le cuentapropismo !

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