C comme CDR

Les « Comités de Defensa de la Revolucion » créés en 1960 et dont le slogan est ¡ En cada barrio, Revolución ! quadrillent littéralement l’espace public : il en existe un par pâté de maison. Pour une description objective de leur rôle je vous renvoie à l’article Comité de Défense de la Révolution de wikipedia.

Visiteurs, vous ne les verrez pas mais eux savent que vous êtes là. Abondamment documentés dans la littérature cubaine contemporaine, mais rarement à leur avantage, les CDR produisent aussi pas mal de carteles de propagande.

C’est affiché : CDR, zone, immeuble « tres plantas » (3 étages) des années 80 à Viñales, 2014.

Les compañeros et compañeras qui assument cette charge ont notamment la responsabilité d’organiser les manifestations populaires de masse et de surveiller les individus « contre-révolutionnaires ». De ce fait, il savent exactement qui loge qui dans leur zone. Même pour 1 nuit. C’est bon à savoir…

À l’époque révolue du rapprochement Cuba-USA, je suis tombée sur le blog de Graham Sowa, qui racontait cette anecdote : il passe devant des membres d’un CDR et un homme lui demande d’où il est : – USA répond-il. – Ah et bien tu devrais dire à Obama de venir nous voir, les CDR c’est mieux que les drones pour savoir ce que font tes voisins !

Logo des CDR : un emblème belliqueux dans un blason !

Photo à la Une : Viñales, décembre 2014 : Si se puede (Yes we can), affichette d’un CDR.


Suite de l’abécédaire de l’espace public ici :