B comme Bulevar

Toutes les villes cubaines ont leur Bulevar (qui s’écrit aussi boulevard),  synonyme de rue piétonne,  flânerie, boutiques, consommation.

À La Havane c’est au début de la calle San Rafael,  on peut y acheter des nike et des adidas dans des magasins protégés comme des bijouteries.

À Santa Clara c’est la calle Maceo, à Santiago de Cuba, l’immanquable calle Enramadas. On y trouve une concentration élevée de bars et pizzerias et même de magasins de vêtements et équipements ménagers.

Le bulevar de Santiago de Cuba, calle Enramadas en 2015. Depuis, elle est devenue entièrement piétonne de la plaza de Marte au port

Le mobilier urbain de ces rues piétonnes, les sculptures qui émaillent la promenade, les cinémas dont on ne sait trop s’ils fonctionnent ou pas, conservent un petit air post soviétique très photogénique.

Ce détail mis à part, San Rafael ressemble à la rue Saint Ferreol à Marseille : Levez les yeux et vous découvrirez la beauté des bâtiments et des enseignes, témoignant d’une activité commerciale intense dans les années 50. Passez la tête dans une entrée d’immeuble, vous serez témoin de l’usure extrême voire de l’écroulement imminent. Regardez autour de vous : des ados survoltés, des amoureux, des familles avec poussettes…


Photo à la Une : calle Enramadas en 2015. Depuis, elle est devenue entièrement piétonne de la plaza de Marte au port. C’est le bulevar de Santiago de Cuba.


Suite de l’abécédaire de l’espace public ici :


Cuba ce n’est pas que la salsa, la playa et les T-shirts de Che Guevara. Serendipia propose un regard neuf sur la société cubaine et la création artistique contemporaine.