Street food a lo cubano : découvertes en 12 étapes

Casser une graine sur le trottoir avant le concert ou après la plage, découvrir de nouveaux mets au coin de la rue ou sur le marché : un des grands plaisirs de voyage ! À Cuba il ne vous en coûtera que quelques CUP pour ces en-cas qui sont aussi des tranches de vie. Raison de plus pour tout essayer !

Mises en bouche

Deux idées pour grignoter, de la plus courante à la plus originale :

Toutes préparations de mani et boissons maison, Habana Vieja, août 2017.

Mani : Salée en cornet, sucrée en pâte ou en turrón, la cacahuète est partout. On en trouve à toute heure dans la rue, sur les marchés ou les pas de porte.
Indice de malbouffe : de 0 à 5 selon la quantité…
À savoir : les préparations de mani se conservent très bien et font des cadeaux originaux à votre retour.

Stand de coctel de ostiones à Manzanillo, août 2017.

Coctel de ostiones : Nettement plus rare, le coctel de ostiones (recette ici) se trouve surtout dans l’Oriente. Ce sont les huîtres les moins chères que vous avalerez dans votre vie !
Indice de malbouffe : 0/5.
À savoir : la consommation de coquillages est une rareté sur l’île, plutôt portée sur la trilogie crevette-crabe-langouste… pour ceux qui en ont les moyens..

Fritures

À certaines heures les odeurs de friture ont le don de vous ouvrir l’appétit. Prêts à tenter l’expérience ?

Chicharrones sur le Paseo de Marti, Santiago de Cuba, juillet 2017.

Chicharrones : Des couennes de porc frites servies dans un cornet de papier brun. De loin on dirait des frites (les nôtres, faites avec des bonnes patates) mais perso, je n’ai pas goûté.
Indice de malbouffe : 5/5
À savoir : Il n’y a pas qu’à Cuba que cette étrangeté attise la convoitise. On en trouve en sachet à Belleville.

Pollo frito : C’est le plat complet qu’on vous proposera pour 10 CUP dans les fêtes, carnavals et concerts en plein air… avec des chips de malanga et arrosé de mojo, c’est très bon mais trop gras.
Indice de malbouffe : 3/5.
À savoir : Malheureusement, il s’agit presque toujours de pilons de poulet aux hormones, importés surgelés des… États-Unis.

Bolitas de queso, empanadillas, frituras de maiz… Plus saisonnières ou régionales, on ne peut pas résister à ces spécialités lorsqu’on les rencontre au détour d’une fête ou d’un marché.
Indice de malbouffe : 3/5.
À savoir : Les bolitas n’ont qu’un très léger goût de fromage et les empanadillas sont bien croustillantes mais fourrées à… presque rien.

Petits mais nourrissants

Tamales : Sans rivaliser avec leurs versions mexicaines (ah, les tamales au mole negro de Oaxaca…) les tamales cubains sont d’honnêtes en-cas, réalisés avec du maïs frais râpé, cuit à l’étouffée dans ses propres feuilles. On en trouve dans les quartiers dits populaires et sur les baraques de plage.
Indice de malbouffe : 1/5.
À savoir : La composition du kechup local qui accompagne le tamal est aussi mystérieuse que celle de l’original.

Pizza : La reine du repas sur le pouce, c’est bien sûr la pizza. À Cuba elle a la taille d’une assiette à dessert, une pâte épaisse qui tient presque du pancake et… pas grand chose dessus. Mais allez, c’est bon quand même !
Indice de malbouffe : 1/5 en complétant avec un batido de fruta pour équilibrer.
À savoir : Pendant el periodo especial¹, les tomates étaient introuvables. Mais les pizza étaient rouges quand même grâce à l’utilisation d’une épice locale : le bijol.

Cajita : Un plat complet, chaud et « équilibré » servi dans une petite boîte de carton. On les trouve sur les marchés en fin de matinée et on peut les emmener au Parque ou sur le Malecon pour les déguster.
Indice de malbouffe : 0 à 3/5 selon la composition.
À savoir : La cajita, emballage traditionnel et écolo, est remplacée ces derniers temps par ces infâmes barquettes en polystyrène…

Sandwichs en tous genre : bocadito (au « jambon »² ou au fromage), pan con lechon (une tranche de cochon de lait rôti en plein air, un petit pain rond et un trait de mojo), media noche (panino)… On a le choix. Mon préféré c’est le pan con timba : une épaisse tranche de dulce de guayaba avec du pain. Ça vous cale pour un moment et c’est plein de vitamines.
Indice de malbouffe : 2/5.
À savoir : le sandwich cubano, très populaire en Floride, ne se trouve que dans quelques lieux chic à Cuba (essayez la cafeteria du Museo de Bellas Artes). Jambon coupé fin, fromage, rôti de porc, moutarde et pickles dans un pain blanc pressé et toasté, servi coupé en biais avec quelques french fries et crudités : trop luxueux pour la rue !

Dessert, boissons, recommandations ? Voyez en page 2 :

2 réflexions sur « Street food a lo cubano : découvertes en 12 étapes »

  1. Il manque le bocadito de minuta (poisson) que mes amis cubains m’ont déconseillé, mais que j’ai toujours toujours trouvé très bon et qui ne m,a jamais rendu malade. Indice 4/5

  2. Très juste Léo ! Il manque plein de choses en fait car je ne peux prétendre avoir tout goûté.
    Notamment le « chicharrone del aire », qui n’est pas du tout de la couenne de porc mais une très mince galette de pâte frite. On en trouve à CIego de Avila et sans doute ailleurs, mais pas vu à la capitale.
    « Minuta » j’ai cru comprendre que ça signifie « poisson pané », j’ai mis longtemps à réaliser.
    Je me le garde pour un futur article sur les « faux amis » : minuta, papaya, melon etc.
    Et là je viens de trouver un « guide des sandwichs cubains » mais tels qu’on les prépare à Miami, vous allez vous marrer : http://www.ulyces.co/news/le-guide-ultime-des-sandwichs-cubains/
    Bon appétit !

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