Venise : pavillon chinois, pavillon cubain

La Biennale de Venise : Son expo officielle  Viva Arte Viva, ses pavillons nationaux et ses événements collatéraux… un vrai festin à déguster jusque fin novembre. On en profitera pour (re)découvrir une brochette d’artistes cubains et pour s’attarder dans l’installation de Susana Pilar Delahante Matienzo.

Un Chino de paso por Venecia, camino a Cuba

Tout comme Elia Kazan commençait son film America, America avec le fameux « I’m a Greek by blood, a Turkish by birth and an American because my uncle made a journey », l’artiste annonce la couleur dès le titre. Le Chinois dont il est question, c’est son arrière-arrière-grand-père Arcadio Shang qui a fait le grand saut de la Chine impériale à Matanzas, Cuba.

L’installation, abritée par ICI Venice au Magazzino del Caffè,  propose une immersion dans les voix des ses arrière-arrière-petits-enfants, bribes de souvenirs, poèmes écrits sur de longues bandes de soie, portraits de famille témoignant du temps qui a passé, entre douleur et douceur…

Susana Pilar delahante Matienzo, Un Chino de paso por Venecia, camino a Cuba, photo ICI Venice, droits réservés.

À noter que cette installation avait été présentée une première fois à Galleria Continua, dans l’ancien cinéma Aguila de Oro du quartier chinois de La Havane, épicentre d’un échange humain et culturel méconnu mais qui continue de façonner la société cubaine contemporaine. L’étape vénitienne permet d’ajouter un chapitre à l’Histoire…

Tiempos de la intuición

Installé au sublime Palazzo Loredan, le pavillon cubain présente les artistes cubains les plus en vue du moment. Pas étonnant car les commissaires et curateurs Jorge Fernández et José Manuel Noceda, sont respectivement directeur du Museo Nacional de Bellas Artes et curateur du Centro Wifredo Lam.

Carlos Martiel, performance à Pinta Miami, 2015. Photo Q. Duke, droits réservés.

Abel Barroso, Iván Capote, Roberto Diago, Roberto Fabelo, José Manuel Fors, Aimée García, Reynier Leyva Novo, Meira Marrero & José Ángel Toirac, Carlos Martiel – ses performances sont à éprouver toutes affaires cessantes – et René Peña, Mabel Poblet, Wilfredo Prieto, Esterio Segura, José Eduardo Yaque… ont jusqu’à fin novembre pour démontrer que leur intuition s’inscrit dans le temps présent.


Un Chino de paso por Venecia, camino a Cuba, installation de Susana Pilar Delahante Matienzo, une de mes artistes préférées : tous les détails en cliquant sur ce lien.

Pour tous savoir sur la 57e Biennale de Venise, édition dont la curatrice est la française Christine Macel, rendez-vous sur le site officiel.

Photo à la Une : Los Olores de la Guerra, Reynier Leyva Novo, droits réservés.


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