Pedro de Oraá abstract-attractif

Abstractivos : c’est le titre de cette exposition qui rend hommage au peintre de 85 ans, récemment lauréat du Premio Nacional de Artes Plasticas. Il était temps !

Pedro de Oraá était membre du Grupo de los Diez Pintores Concretos (voir l’article Concrete Cuba in London), apparu à Cuba au milieu des années 50. À la différence de certains de ses collègues d’alors, il n’a pas quitté Cuba¹ et n’a jamais renoncé à l’abstraction, creusant le sujet sans relâche.

Wifedo Lam, Loló Soldevilla et Pedro de Oráa à La Havane dans les années 50. Droits réservés.

L’art abstrait latino-américain est en pleine redécouverte et fait les beaux jours des musées et galeries à New York et dans le monde (Carmen Herrera au Whitney Museum…). C’est peut-être le sens du mot Attractif, accolé dans le titre à celui d’Abstracto : une attraction due au caractère indéniablement décoratif des toiles, au delà de leur maîtrise de l’espace et de la couleur… Et peut-être aussi au sentiment d’avoir loupé le coche, car cette génération d’artistes cubains a peu été associée aux grandes expositions internationales des années 60 (voir l’article The Illusive Eye au Museo del Bario).

Pedro de Oraá pendant le vernissage de son exposition, 2016. Photo Juventud Rebelde, droits réservés.

On en profite pour aller se balader au Museo Nacional de Bellas Artes où, en plus des toiles récentes, se trouvent exposées des sculptures de petite taille, sortes de maquettes d’œuvres tridimensionnelles dont certaines ont été réalisées à l’échelle monumentale mais… hors de Cuba.


¹ Où il a été responsable des activités scénographiques du Teatro Nacional, responsable de design publicitaire, fondateur de revues… Il a également résidé quelques temps en Bulgarie.

Voir l’article : Los abstractos atractivos de Pedro de Oraá dans ART OnCuba.

Photo à la Une : Pedro de Oraá, Divertimento II, droits réservés.


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