Orishas, 18 ans déjà

Depuis que Yotuel Romero m’a regardée droit dans les yeux, j’ai un faible pour Orishas. C’était en avril 2016 à New York et le chanteur-acteur venait présenter El Acompañante. OK c’était juste le temps d’une photo prise de loin mais le charme opéra.

Pavel Giroud et Yotuel Romero présentent El Acompañante à New York, avril 2016.

Dès lors je me suis tenue au courant du feuilleton de la reformation du groupe, après les années où ils avaient fait carrière à part. Alors voilà, je ne suis pas la mieux placée pour causer musiques zactuelles mais je vous ai préparé un best of de leurs clips. Des débuts hip hop à un son nettement plus world, qui s’écoute sans faim voire avec plaisir. Et d’une forme de critique sociale… aux chansons sentimentales qui font de jolis clips avec de jolies filles.

Orishas, créé à partir de la rencontre fortuite de 3 Cubains à Paris, s’est fait connaître dans le monde dès 1999. Après quelques péripéties, le groupe se stabilise sous la forme d’un trio composé de Hiram Riverí Medina (Ruzzo), Yotuel Romero et  Roldán González Rivero, Gros succès, des disques qui s’enchaînent et 10 ans de tournées. Et puis s’en vont, qui à Paris, qui à Milan et qui à Madrid.


Yotuel Romero c’est l’œil et la voix de velours de Orishas. Après 2009, il a joué dans la série télé espagnole Un, dos, tres, et plus récemment dans El Acompañante de Pavel Giroud. Yotuel (vous avez remarqué le jeu de mots contenu dans son prénom ?) prend soin de son corps et arbore des pecs impressionnants.

Suerte, avec Beatriz Luengo : une chanson douce à Miami…

Roldán González Rivero est la voix haut perchée du groupe. Né aux environs de La Havane, il vit depuis longtemps à Paris. Quand il ne tourne pas avec Orishas, il multiplie les collaborations : Sabor a Son, Kery James, Kool Shen… Depuis 2016 on le retrouve un peu blanchi mais toujours  charmeur.

Voir le Clip Validé Validé avec le rappeur marseillais L’Algerino

Hiram Riverí Medina (Ruzzo) a aujourd’hui la voix cassée, juste ce qu’il faut. Il a grandi dans le quartier de El Cerro à La Havane, a commencé à rapper très jeune, a dormi dans le métro parisien avec Yotuel… mais ne s’est pas découragé. Son flow est étourdissant et son regard vert éclaire tous les clips du groupe.

De gauche à droite, Ruzzo, Yotuel et Roldán, Orishas, capture d’écran clip Sastre de tu Amor, 2017

2016 : séisme chez les fans, Orishas se reforme ! Leur cote de popularité n’est peut-être pas aussi élevée qu’il y a 10 ans, mais ils multiplient les collaborations avec des musiciens latinos très en vue et élargissent leur palette sonore. Car si leur terreau c’est le hip hop urbano-latino mixé de música tradicional cubana, ils invitent dans leurs titres des musiciens d’obédiences très variées : Gema Corredera (grande voix du filin et du jazz), Gente de Zona (reggaeton), Waldo Mendoza (Canción Romántica)…

Reprenons au début. Voici 537 Cuba, issu de leur premier album en 1999. Ils y reprennent avec malice le thème Chan Chan de Compay Secundo, devenu depuis une scie inévitable en zones touristiques.

Quelques années après on les retrouve avec ¿Qué pasa? de l’album Emigrante (2002). Une esthétique de clip comme on n’en voit plus mais une chanson qui fonctionne parfaitement encore aujourd’hui.

Grand saut dans le temps et voici – au cas où vous l’auriez raté à la radio – Cuba Isla Bella, le single de leur grand retour. Évidemment l’esthétique est plus léchée et le rap cède beaucoup à quelque chose de plus sirupeux, mais un tube est un tube et ça ne se discute pas.

Allez je vous laisse avc ce FB live de l’été 2016, où les compères improvisent une version acoustique de Cuba Isla Bella dans les loges avant le concert. Ce qui démontre joliment qu’au-delà des stratégies marketing, Orishas c’est aussi et surtout 3 musiciens qui ont plaisir à jouer de la musique ensemble !

 

Il paraît qu’ils ont plein de projets : un album va sortir, ils aimeraient bien tourner à Cuba et pourquoi pas en faire un film. À suivre.


Et au fait cela va sans dire mais je le précise quand même : les orishas sont les dieux de la santeria, religion et mode de vie ultra présents à Cuba. Voir la page V comme Vestido de Blanco pour en savoir (un petit peu) plus.

Image à la Une : montage réalisé à partir d’une capture d’écran du single Sastre de tu Amor de Orishas, réalisé par Yotuel Romero.


Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *