H comme Helado

Helado

Envie d’une glace ? deux possibilités : les marques internationales (vous reconnaîtrez les logos) et Coppelia. La Maison mère de la Havane a des succursales un peu partout : Santa Clara, Santiago sur l’avenue Garzon, Matanzas près du terminal d’autobus… Depuis 1966 Coppelia est  une tradition familiale et une fierté nationale. Il paraît que c’est Celia Sanchez qui a nommé cette entreprise d’état d’après son ballet favori… Et moi qui croyais que c’était à cause de son toit en forme de tutu (bien visible depuis la Torre de l’edificio Focsa voisin) !

Acheter un helado de cucurucho chez Coppelia c’est tout un parcours du combattant, compte tenu de la queue aux heures de pointe et des difficultés d’approvisionnement qui contraignent le glacier à ne proposer souvent qu’un seul parfum.

Petit reportage au Coppelia de Camagüey : une dame vous accueille derrière un haut guichet de marbre au charme « salon de thé des années 60 » et vous choisissez parmi toutes sortes d’arrangements prometteurs : mango melba, banana split, sundae… puis muni de votre ticket vous faites la queue à un autre comptoir où aucun effort n’est fait pour dissimuler l’aspect industriel de la fabrication. Là vous découvrez qu’il n’y a effectivement qu’un seul parfum (ce jour-là platanillo), seule la forme des coupelles varie. Une fois servi vous partez vous installer dans la vaste salle pour déguster et voilà. Fin de l’aventure gastronomique.

 

La Havane, Coppelia fresa y chocolate 2015
La Havane, Coppelia fresa y chocolate 2015

Variante au Coppelia de La Havane : la coupe Fresa y Chocolate, en hommage au film de Tomás Gutiérrez Alea et Juan Carlos Tabío (1993) qui a rendu ce glacier célèbre, fait connaître au monde entier le talent de Vladimir Cruz et Jorge Perugorría ainsi que la  condition des gays à Cuba (depuis bien des choses ont changé). La vendeuse est adorable et la glace pas mal du tout. Ci-dessous 3 minutes de cours d’espagnol de Cuba et la fameuse réplique « Hoy es mi dia de suerte¡encuentro maravillas!… Où est le Cahier du Cinéma ? »

Allez pour la gourmandise, et au cas où vous ne me croiriez pas pour l’histoire du tutu : petit détour poétique et architectural sur le blog de Rafael Cazorla Postales Inventadas !


G aller à I

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