Ciné de quartier avec Perugorría

Une semaine de projections en plein air dans un coin ingrat de Habana Vieja ? C’est la proposition de la Galeria Taller Gorría, qui tient ses quartiers calle San Isidro, entre Picota y Compostela !

Tout près de là, il y a un petit terrain vague baptisé Parque Ceiba 2 : c’est là que la toile est tendue. Pas celle du peintre mais celle destinée à enchanter pour quelques soirées le morne quartier qui étend ses bâtiments épuisés entre la gare de chemin de fer et l’Avenida del Puerto.

Entrée de la Galería Taller Gorría, toiles de Juan Miguel Pozo, octobre 2016

Car comme tous les projets de développement culturel de la Habana Vieja, la Galeria Taller Gorría assume ses missions d’animation en direction des habitants. Et quand le manager est le très populaire acteur Jorge Perugorría, El Pichi de son petit nom, le contenu est vite trouvé !

Demandez le programme : Fresa y chocolate (Tomás Gutiérrez Alea et Juan Carlos Tabío, 93) lundi, suivi de Guantanamera (Tomás Gutiérrez Alea, 95), Cosas que dejé en La Habana (Manuel Gutiérrez Aragón, 97), Lista de espera (Juan Carlos Tabío, 99). Pour les cubains, c’est voir et revoir les films parmi les plus populaires de l’époque. Pour nous visiteurs, c’est une plongée dans ces terribles années 90 cubaines, entre pénuries, autodérision, évolution des mœurs et art du double sens.

Le cycle se clôt avec El cuerno de la abundancia (du même Tabío, 2009). J’ai un faible pour ce film que j’avais vu à Paris juste avant mon premier voyage à Cuba. À l’époque, je n’avais bien sûr pas compris à quel point ce portrait faussement naïf de la société cubaine, est en fait finement observé.

Bonnes toiles sous les étoiles !

Plan d’accès sur ce lien.


Image à la Une : El cuerno de la abundancia de Juan Carlos Tabío. Droits réservés.


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