R comme Reggaeton, Refresco nacional

Reggaeton

Le reggaeton c’est la vraie bande son de la rue, des cafés, du Malecon la nuit et des taxis le jour. Et ça s’écoute toujours à fond !

Aux oreilles ça sonne reggae (le contretemps) si on veut, mais survolté (un comble) et latinisé (Puerto Rico, Panama, Cuba…) avec des influences rap (Santiago et le quartier d’Alamar) et un effet de distorsion métallique sur les voix reconnaissable entre tous. En ce moment vous écoutez Candyman, un rapero de Santiago qui s’est lancé dans le cubaton. Vous pouvez aussi voir un beau portrait sur le site de Havana Cultura. Plus récemment un remixage avec la salsa a donné le salsaton… Et bien sûr ça se danse, s’apparentant plutôt au dancehall voire au twerk qu’à la salsa !

J’aime bien cette musique mais depuis quelques années ça se gâte quand on écoute les paroles et qu’on voit les clips, des sommets de bling bling sexiste…

« Dame un chupi chupi, que yo lo disfruti, abre la bocuti… »
Donne-moi une sucette, que j’en profite, ouvre la bouche…

En 2012 le titre Chupi Chupi d’Osmany Garcia a provoqué une bataille rangée entre les pour et les contre : on a vu des opposants au régime se trouver d’accord – pour une fois – avec la voix de l’Etat  qui réclamait un peu de tenue et moins de mépris du féminin… Il y a au moins deux versions sur la toile, je vous laisse y aller et d’ici là je vous propose un titre de la Charanga Habanera & Marvin Freddy dont le clip contient une bonne dose d’autodérision, ça rafraîchit.

Par ailleurs en 2010 j’avais découvert par hasard un groupe de reggaeton féminin : Las Primeras c’était super mais elles ont disparu de la circulation semble-t-il. Parmi les filles qui chantent il y a Laritza Bacallao et Alkana : reggaetonera, santiaguera et féministe ! Encore un beau portrait sur le site de Havana Cultura.

Refresco nacional

Estacion de ferrocariles, refresco disfrazado de cerveza 2015
Estacion de ferrocariles, refresco disfrazado de cerveza 2015

Tout ça donne soif alors petite revue des refrescos et autres boissons fraîches : Les marques locales proposent la gamme classique mais avec des noms nationaux, comme par exemple Tukola de Ciego Montero… ou des boissons spécifiquement caribéennes comme la Malta Hatuey, Coco Solo, Jupiña… et pas mal de jus de fruits en briquettes qui sont beaucoup moins bons que ceux que vous boirez dans votre casa particular. Le top du désirable étant bien sûr les boissons internationales qui arrivent à percer le marché et qu’on trouve dans les hôtels ou les lieux touristiques à forte valeur ajoutée. Même chose pour la cerveza avec une lutte de territoire ente les locales (au fait la Cubanero n’existe pas à Cuba) et les étrangères.

Mais de manière générale tout ce qui est présenté en canettes se paie en CUC, alors beaucoup de cubains boivent des refrescos « maison » qui se paient en centavos et sont proposés dans des mini cafétérias installées sur les pas de porte. Comme ces breuvages sont présentés dans des bouteilles recyclées qui portent le nom d’autre chose, on s’y perd…

En effet pas question de jeter les bouteilles plastique, elles serviront toujours. Celles en verre seront coupées pour faire des verres et même les canettes seront réutilisées pour faire des sacs voire des moules à flan…

Et j’ai gardé le meilleur pour la fin : les guaraperas où on sert du jus de canne à sucre fraîchement exprimé. C’est… herbacé et sucré. Très sucré !


P, Q aller à S

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